Michel Huré, charcutier traiteur à Maubeuge : pour me diversifier
Figures de l'artisanat
« J’ai toujours cherché à me diversifier, à détecter des opportunités. J’avais constaté que dans le Sud de la France, les charcutiers produisaient des conserves artisanales tandis que dans le Nord, cette activité était plutôt aux mains de PME. Je me suis dit qu’il y avait une place à prendre pour développer une gamme de conserves de qualité avec le label du terroir », raconte Michel Huré, charcutier traiteur à Maubeuge.
Au hasard d’une conversation, Michel Huré apprend qu’il est possible d’obtenir une aide pour la mise au point de nouvelles recettes et pour mener une étude de commercialisation avec la Prestation Technologique Réseau, qu’il ne connaissait absolument pas.
Il contacte alors Adrianor, un centre de ressources pour les entreprises agroalimentaires, basé à Arras, et la Chambre régionale des métiers pour l’étude de commercialisation.
Son apport, ajouté à la subvention, a permis de développer 6 recettes au départ. « Nous en sommes aujourd’hui à 19. J’ai déposé deux noms à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) pour protéger mes marques. « J’ai été très accaparé par la mise au point technique et l’étude de marché m’a vraiment aidé. Même si je pense qu’une étude ne révèle pas tout, les courbes de vente ont bien suivi la tendance prévue. Au moment de prendre la décision de me lancer, j’ai fait mon travail de chef d’entreprise pour me développer tout en ayant des éléments importants d’aide à la décision. Et puis, il y l’aide financière, qui n’est pas négligeable».
Pari tenu, puisque les terrines glanent les médailles dans les concours. « Celle dont je suis le plus fier, c’est la médaille du concours du Parc Naturel de l’Avesnois, car le jury était composé exclusivement d’enfants, et eux, ils savent ce qui est bon ! »

Jacques Fermaut : « Pour la simplification et pour l’Europe »
Recycler les néons : une idée lumineuse
La musique par passion, l’entreprise par raison
Christian Coulon : « Veiller à la réputation de l’artisanat »
Bernard Blas, imprimeur : pour occuper un marché de niche
Ettore Tami : «Créer un effet d’entraînement pour les jeunes artisans »
Joséphine Ségard : « Pour s’intéresser à l’environnement de l’artisan »
Dominique Leclercq : « Donner toute sa place à la protection de l’environnement »
Bernard Joos : « Pour être là où les décisions se prennent »
Luc Vanpoperinghe : « Combattre les énergies négatives »
CA + s’est imposé comme une évidence
