Christian Coulon : « Veiller à la réputation de l’artisanat »
Figures de l'artisanat
Christian Coulon : Je suis sculpteur sur bois, mon atelier est situé à Flines-les-Râches. Mon père était artisan sculpteur et j’ai suivi ses traces. Il n’y avait pas de section sculpteur en apprentissage, j’ai donc eu une dérogation pour passer un CAP aux Beau-Arts de Douai et un autre à la Chambre de métiers, avec des épreuves adaptées. Je suis inscrit au Répertoire des métiers depuis le 1er mai 1967. J’ai commencé le jour de la fête du travail ! Mes clients sont ébénistes, agenceurs ou antiquaires.CC : A l’époque, l’un des clients de mon père était vice-président de la Chambre syndicale des ébénistes dont le Président, M. Vanmoërbeke était aussi élu de la Chambre de métiers Un jour, il m’a emmené à Lille pour « mettre un jeune dans le bain ». J’ai été élu en 1975 et réélu depuis, sans discontinuer. Je suis entré au Bureau et élu trésorier adjoint dès 1978.
En 1981, j’ai participé à la création de la commission d’arrondissement de Douai, présidée par Hubert Longelin. Je lui ai succédé en 1986. A Douai, je n’ai eu de cesse de faire parler de l’artisanat en organisant des cérémonies pour les apprentis, en nouant des relations avec la presse ou en participant à la Foire Exposition. J’ai aussi été Président de la commission des métiers d’art qui avait édité le 1er catalogue des métiers d’art de la région.
En 1993, j’ai été nommé trésorier au sein du Bureau.
LMA : Quelles sont vos priorités pour cette mandature ?
CC : Il me semble important de veiller à la qualité des entreprises qui se créent, que les dossiers soient bien étudiés et validés. Cela ne sert à rien de faire du chiffre pour sortir de belles statistiques si les entreprises meurent rapidement ou si la qualité du travail laisse à désirer. C’est l’image de l’artisanat que l’on met en jeu. Une installation ne peut pas se prolonger uniquement avec des aides. Le coup de pouce étant quelquefois nécessaire au départ, l’artisan doit ensuite vivre du fruit de son travail.
Je voudrais aussi donner un coup de projecteur sur la formation initiale dans les métiers à faible effectif. La relève des générations dans certains métiers me préoccupe. Les organisations professionnelles devraient aussi y réfléchir.
Ensuite, j’aimerais que l’on étudie le problème spécifique des artisans sous-traitants de donneurs d’ordres. En cas de défaillance du donneur d’ordre, dépôt de bilan ou impayé, l’artisan est démuni et cela conduit souvent à un arrêt d’activité, la perte de l’entreprise et du personnel qualifié.
Les mandats de Christian Coulon
Au niveau départemental :
- trésorier, membre du Bureau
- membre de la Commission des affaires juridiques, sociales et fiscales
- Président délégué de la Commission d’arrondissement de Douai
Les autres mandats :
- Administrateur de la Caisse primaire d’assurance maladie de Douai
- Membre de la Chambre artisanale des artisans de l’ameublement du Nord
- Conseiller technique à la Chambre de commerce et d’industrie de Douai
- Membre de commission d’études du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) du Grand Douaisis
- Membre de commission d’études de la Communauté d’agglomération du Douaisis
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